Je cours, pour semer mes soucis

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Quand on parle sport, on parle toujours « physique » : kilos, cardio, muscles, poumons, endurance, force, ventre plat.
Il y a pourtant une vertu que je trouve que l’on ne met pas assez en avant alors que je la trouve primordiale, c’est son effet psychologique.
Dans une société stressée comme la notre, qui s’enfonce toujours plus dans la morosité, les effets thérapeutiques du sport sur notre humeur sont juste exceptionnels.
Rares sont les gens qui ne ressortent pas d’une séance de sport le sourire au lèvres, détendus. Certes pendant l’effort, ça peut être la soupe à la grimace, mais après, le visage est généralement radieux.
 Combien de fois, je me retrouve face à des gens circonspects quand je dis à quel point je me sens bien après une séance de sport. Les gens n’y voient que l’effort, la souffrance, transpiration, et en oublient la récompense qui est au bout, celle qui fait revenir à la séance d’après malgré les courbatures : les endorphines. Le pouvoir des endorphines libéré par le sport devrait être prescrit aux dépressifs et autres personnes mal dans leur peau. Quel que soit le rythme, quel que soit le type de sport, cette petite molécule du bonheur fait des miracles sur notre psychisme.
 Mon sport à moi, c’est la course à pieds. L’avantage de ce sport est la liberté de pratique. Une journée de merde? je rentre chez moi, j’enfile un t-shirt, un legging et je pars courir. Pas de contrainte de jour, pas de contrainte d’horaire ni de météo, la liberté TOTALE.
 Si pour certains cela leur permet de réfléchir ou cogiter, pour moi c’est le seul moment où je mets mon cerveau en position *off* et où je me détends vraiment l’esprit et libère mon corps du stress grâce à l’effort physique.
Inscrite à un club, je partage souvent ce moment en groupe et cela décuple son effet thérapeutique par le partage, les discussions, les rires.
Le sport mérite donc qu’on le voit plus dans sa globalité et non pas juste tel que les médias nous le présente, réduit et déformé à un moyen de devenir la bombasse en couverture des magazines. Cette vision bien trop réductrice du sport est généralement la raison pour laquelle les gens abandonnent si vite le sport, la désillusion des fausses promesses se faisant vite ressentir.
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3 commentaires pour Je cours, pour semer mes soucis

  1. Pidiaime Piwo dit :

    Tout à fait d’accord !
    Il y a quelque chose qui s’appelle « L’ivresse du coureur » (runner’s high en anglais) : en gros, courir libère tout autant d’endorphines que fumer un joint.
    C’est sûr que ça remue plus 😉 Mais quand on compare les effets sur la santé y’a pas photo.
    J’aime bien courir, mais j’ai négligé le sport pendant si longtemps que j’ai l’impression de courir avec des poumons de mamie, et bien souvent ça me rebute pour y aller… Mais je suis toujours contente et fière de moi quand j’arrive à me motiver 🙂

    • milizen dit :

      c’est exactement ça « l’ivresse ». Tu te sens tout euphorique à la fin d’un bon footing. L’avantage de la course à pieds, quand tu es régulier, tu vois très vite les progrès, donc le tout est de persévérer et de ne pas lâcher 😉

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